Chez Experis comme ailleurs : les beaux discours ne suffisent plus !
A l’approche du 8 mars 2026, alors que partout en France les mobilisations pour l’égalité salariale et contre les violences sexistes au travail se multiplient, qu’en est-il chez Experis ?
La CGT vous répond sans détour : Rien n’a vraiment changé.
Malgré les engagements affichés par le gouvernement et les entreprises depuis des années malgré les annonces successives sur l’égalité professionnelle et la « grande cause nationale » renouvelée la réalité dans nos entreprises reste brutale.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
- Les femmes représentent à peine 30 % des effectifs chez Experis.
- À poste équivalent, elles gagnent en moyenne 16 % de moins que leurs collègues masculins.
En 2026, ce constat est inacceptable.
Alors que l’index égalité professionnelle est censé corriger ces écarts, alors que les entreprises publient chaque année leurs scores, la situation concrète des salariées démontre que ces outils restent trop souvent cosmétiques.
Sexisme ordinaire : toujours là, toujours banalisé
Derrière les chiffres, il y a le quotidien.
Combien de remarques sexistes, humiliantes, stéréotypées, entendues dans les couloirs ou en réunion ?
Combien de carrières freinées au nom de la maternité réelle ou supposée ?
Combien de jugements sur l’apparence, la tenue, l’attitude ? Combien d’actes de harcèlement moral ou sexuel ?
Ces propos, lancés « pour rire », traduisent une culture d’entreprise encore profondément marquée par des réflexes patriarcaux.
Le problème, ce n’est pas seulement celui qui parle. C’est un système managérial encore largement masculin, où les stéréotypes influencent promotions, augmentations et accès aux responsabilités.
En 2026, l’égalité ne se décrète pas : elle se conquiert.
À l’heure où les mobilisations féministes continuent de dénoncer les inégalités salariales, les violences sexistes et l’invisibilisation des femmes dans les postes de pouvoir, Experis ne peut rester à l’écart.
La CGT exige :
- Un audit transparent des écarts de rémunération.
- Un plan de rattrapage salarial immédiat.
- De véritables formations obligatoires contre le sexisme et les discriminations.
- Une protection renforcée des salariées qui dénoncent des comportements inacceptables.
- Le 8 mars n’est pas une journée de communication
- Ce n’est pas une journée pour distribuer des fleurs ou publier un post LinkedIn sur la diversité.
- C’est une journée de lutte.
- L’égalité professionnelle n’est pas un slogan. Le respect n’est pas une option.
- La justice salariale n’est pas négociable.
